Pour protéger les mineurs de la pornographie, il faut fermer les Tubes

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Comment préserver les enfants les plus jeunes des contenus pornographiques ? Eric Brunet a consacré son émission de ce mercredi à l’exposition des mineurs.

Grégory Dorcel, directeur général des productions Dorcel, et l’actrice Anna Polina, ont plaidé ce jeudi dans Radio Brunet pour la fermeture des sites de vidéos pornographiques pour protéger les mineurs.
Comment préserver les enfants les plus jeunes des contenus pornographiques ? Eric Brunet a consacré son émission de ce mercredi à l’exposition des mineurs à la pornographie.  Un enfant a en moyenne 11 ans lorsqu’il est en contact pour la première fois avec des images pornographiques, selon une enquête …
Un constat et un âge très jeune qui s’explique, notamment par l’importance des « Tubes », ces sites Internet de vidéos en ligne, basées dans des paradis fiscaux et qui diffuse librement du contenu pornographique pirate parfois extrême.

Pour l’actrice pornographique Anna Polina, « Ces sites de tubes ont totalement changé la manière de consommer du X ».
Elle analyse: « Les adolescents ont ce flux d’images pornographiques constant sur leur smartphone, mais il n’y a pas l’éducation qui va avec, ils n’ont pas de grille de lecture. Pour les jeunes aujourd’hui, le premier accès à la sexualité ça va être les Tubes sur lesquels ont trouvent de tout, dont des scènes de sexe violentes ».

« L’ensemble de l’industrie du X suit à la lettre les lois »

C’est pourquoi l’industrie française de pornographie, comme les productions Dorcel, réclament la fermeture de ces sites. « On estime que la seule solution viable, c’est de déterminer quels sont les sites qui sont en contravention avec le code pénal et de les bloquer tant qu’ils ne respectent pas la protection des mineurs, exhorte Grégory Dorcel, directeur général du Groupe Dorcel. L’ensemble de notre industrie respecte ces dispositifs, il n’est pas normal de laisser quelques sites, sous prétexte qu’ils sont basés dans des paradis fiscaux, diffuser un contenu extrême et violent ».

« Si nous, producteurs de films X, on s’amusait à exposer des mineurs à du contenu porno on s’exposerait immédiatement au code pénal, qui condamne à 3 ans de prison. L’ensemble de l’industrie du X suit à la lettre les lois, alors que ces tubes ne respectent pas la loi ».

« Il faut remettre à plat l’éducation sexuelle »

Mais pour Thomas Rohmer, président de l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique, les parents ont aussi leur part de responsabilité, alors que moins d’un parent sur deux surveille systématiquement ce que fait son enfant sur Internet. « Il faut se poser la question: pourquoi ces enfants vont regarder ces contenus? Parce que nous autres adultes sommes incapables de leur apporter les réponses aux questions qu’ils se posent. Il faut remettre à plat l’éducation sexuelle et affective dans ce pays qui est totalement inopérante et inefficace. Par ailleurs, il faut impliquer les parents dans cet enjeux d’éducation au numérique ».
« C’est une question de moyens et de volonté politique. Aujourd’hui on veut interdire la fessée pour protéger les enfants, on veut réécrire la Belle au bois dormant parce que la femme n’était pas consentante, mais on laisse des gamins de 9 ans regarder du porno… ça pose question ».

P. Gril avec Eric Brunet – RMC

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