Premier smartphone de votre ado : les 3 règles d’or

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Smartphone ou pas ? Après des mois et des mois de demandes insistantes, votre ado a eu le dessus : voilà, c’est la rentrée, il/elle est grand(e) maintenant… Le moment est venu. 3 règles d’or pour équiper votre enfant avec un smartphone .

 

Beaucoup de parents se sentent contraints et forcés d’offrir un smartphone. Tous les copains-copines en ont un (celle-là, qu’est-ce qu’on a pu l’entendre ! ), les autres parents se permettent des remarques un brin condescendantes, et dans notre société hyper-connectée, comment résister ? Le combat semble perdu d’avance…

(source : La Parentalité numérique, enquête Anthropoado / Evelyne Barthou, Jocelyn Lachance, septembre 2019)

 

65 % des enfants entre 11 et 14 ans possèdent un smartphone, et l’âge moyen d’obtention du premier smartphone est de 9,9 ans.

(Source : enquête OPEN-UNAF La Parentalité et le numérique)

Dans ces conditions, comment envisager la situation avec un peu plus de sérénité ? Comment faire pour protéger sans fliquer, pour surveiller sans espionner et pour anticiper sans psychoter ?

 

Te crisper sur le temps d’écran, tu oublieras

 

Les choses changent, et avec le confinement on l’a bien vu : toutes les heures passées devant un écran ne se valent pas.

Pendant longtemps, le « temps d’écran » a été l’épouvantail multi-usages, mais on s’en rend mieux compte aujourd’hui : c’est un peu l’arbre qui cache la forêt.

Pourtant, bien qu’ils soient conscients que ce fameux « temps d’écran » n’est pas le seul critère, beaucoup de parents ne savent pas trop par quoi le remplacer, pour décider si leur enfant a un rapport sain à son smartphone.

Le maître-mot : les contenus. Il va falloir discuter en détail avec son enfant de ce qu’il fait par le biais de son smartphone. Faire une recherche internet pour les devoirs ? Ok ! Discuter avec les copains ? Bien sûr – mais pas la nuit. Regarder des vidéos sur YouTube ? Ça par contre, avec modération, et pas n’importe quelles vidéos non plus.

Édicter des règles va être plus aisé si on fait la différence selon les types de contenus. Les règles seront d’autant mieux acceptées qu’elles seront ressenties comme plus logiques : rester en contact avec les copains, oui, regarder des vidéos conspirationnistes ou extrémistes, non.

90 % des parents interrogés déclarent craindre que le numérique crée chez leurs enfants une dépendance aux écrans, mais ils sont 89 % à utiliser leur smartphone devant leurs enfants.

(Source : enquête OPEN-UNAF La Parentalité et le numérique)

Le contrôle parental, tu décoderas

 

La meilleure solution contre les dangers d’internet n’est pas (toujours) technologique.

Que fait-on sur un smartphone ? On peut… téléphoner (mais si ! On vous jure ! Incroyable !)… Mais l’intérêt de l’appareil réside avant tout dans sa capacité à se connecter à Internet. Ne serait-ce que pour télécharger un jeu auquel on jouera ensuite hors-ligne.

Aux parents, dans ce cas-là, de décider si leur enfant est prêt à ouvrir cette boîte de Pandore sans se mettre en danger. Faut-il bloquer l’accès à internet, et ne le débloquer qu’à certains moments choisis par le parent, par exemple le temps de télécharger un jeu ? Est-ce qu’on autorise une appli qui permet de bavarder uniquement avec les copains proches via le wifi de la maison, mais on interdit les réseaux sociaux ? Une appli de révisions du brevet, oui, mais Snapchat, non ? Est-ce qu’on supprime son accès internet et est-ce qu’on désactive YouTube ?

Selon l’âge et la maturité de l’enfant, vous aurez peut-être recours au contrôle parental. Privilégiez les programmes officiels, pré-installés, livrés par le constructeur ou faisant partie du système d’exploitation (Microsoft, Google). Soyez vigilants quant aux programmes payants vendus par des entreprises inconnues et qui basent leur marketing sur votre “tranquillité d’esprit”.

La véritable tranquillité d’esprit vient des conversations qu’on a avec son enfant. On lui explique les risques qu’il court, comment s’en protéger, et on l’accompagne en l’aidant à reconnaître les situations potentiellement délicates : “Tu vois ce lien, là ? C’est une publicité / C’est un autre site / Je trouve ce lien suspect parce que… Ne clique pas dessus.”

53 % des parents d’enfants entre 7 et 14 ans ont procédé au paramétrage de la console de jeu ou du smartphone de leur enfant.

48 % des parents d’enfants entre 7 et 14 ans ont utilisé des logiciels de contrôle.

(Source : enquête OPEN-UNAF La Parentalité et le numérique)

 

Les dangers et les problèmes, en amont tu confronteras

 

Il vous semble que votre enfant, à 12 ans, a l’âge d’avoir un smartphone. Après tout, tous ses copains en ont, ça lui facilitera la vie pour les devoirs, et puis maintenant qu’il rentre seul du collège, ça vous rassure qu’il soit joignable.

Avoir l’âge pour un smartphone, ça veut aussi dire avoir l’âge de parler avec vous de ce qu’il peut rencontrer en ligne. Êtes-vous prêt à lui parler de cyberharcèlement ? De pornographie ? De fake news ? De complotisme ? Si la réponse est non, il est peut-être encore trop jeune pour avoir son smartphone.

… Mais peut-être que c’est plutôt vous qui n’êtes pas prêt à aborder ces sujets délicats ? Ça tombe bien, la rentrée c’est l’heure de faire ses devoirs ! À vous de jouer…

 

TELECHARGER L’ETUDE :

Rapport de recherche Anthropoado/OPEN, Parentalite-numerique, Pdf à télécharger